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L'histoire de Aucastel
C'est en 1271 qu'est mentionné pour la première fois la château de Aucastel.
A l'occasion de la prise de possession du Quercy par le roi de France. Arnaud Gaubert de Castanher se dit seigneur de cette forteresse. Cependant il est plus probable que le site ait eu à cette date une existence au moins bi centenaire, en effet, le premier membre de ce lignage est également un Arnaud Gaubert qui en 1085, restitua à l'abbaye de Moissac l'honor de St Avit de Combelongue situé à proximité immédiate de Aucastel.
Toujours est-il que de 1271 à 1614 date d'abandon du site, le château resta dans cette famille.
En 1614, le château fut bombardé durant trois jours à la suite d'une sinistre histoire d'héritage entre Antoine de Castanher et sa belle sœur Antoinette du Faur, fille du président du parlement de Bordeaux. C'est probablement à la suite de cet épisode que Aucastel neuf fut construit à moins de 500m. À vol d'oiseau du vieux château.
En 1778, Clabaut disait que quoique cet endroit ne soit aujourd'hui qu'un simple gros château démantelé, il était toutefois respectable par ses tours et fortifications antiques
Référence : Pays de Vaux Didier Panfili octobre 1984
Aucastel avait acquit une certaine importance, à en juger par un acte de l'année 1397, aux termes duquel Raymond Arnaud de Castagner, seigneur d'Aucastel, petit fils du précédent, inféoda des maisons situés dans les faubourgs du dit lieu Bertrand et Jean de Castaigner, seigneur d'Aucastel en firent le dénombrement, l'un en 1503, l'autre le 12/1/1552.
Antoine de Castaigner, successeur de Jean, son frère, mort sans enfants, d'Antoinette du Faur, sa femme, fille de Pierre, premier président au parlement de Bordeaux, ne pouvant acquitter les reprises matrimoniales réclamées par cette dernière, remariée avec Gaston de Ferrand, baron de Mauvaisin, fut condamné par le parlement de Bordeaux à lui laisser la seigneurie d'Aucastel.
Il fit une opposition tellement violente à l'exécution de cette décision, que par un arrêt en date du 11 Août 1613, le parlement enjoignit à tous prévôts, vice sénéchaux et leurs lieutenants d'arrêter le dit Antoine de Catsaigner, Antoinette de Paluel, sa femme et leurs complices, morts ou vifs, et les mener en la conciergerie de la cour.
En conséquence de ces ordres sévères, une petite armée se présenta le 17/2/1614 devant Aucastel, et obligea, après 3 jours de siège, le seigneur de Castaigner à capituler.
Il fut conduit dans les prisons de Bordeaux en vertu d'un arrêt du parlement en date du 16/11/1615, mais il dut son salut au cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, son parent, qui lui fit ouvrir les portes de son cachot au moment où on allait le conduire au supplice.
Marguerite Ferrand, fille unique de Gaston et Antoinette du Faur, porta tous les droits qu'elle avait sur les places d'Aucastel et de Mauvaisin à Hector Escodéca, seigneur d'Alemans, fils de Pierre seigneur de Pardaillan, qu'elle épousa par contrat du 13/11/1624 dans lequel il fut stipulé que sa dot serait employée à racheter les dites places aliénées par autorité de justice en faveur du maréchal Antoine de Roquelaure.
Ce rachat fut en effet réalisé après, et Aucastel demeura la propriété des Escodéca. Depuis, Jean Henri Escodéca qui en fit hommage au roi le 9/1/1664 juqu'à Gilbert Bonaventure Escodéca qui la dénombra le 8/1/1777.
La seigneurie d'Aucastel ne relevait pas seulement du roi, elle devait aussi en foi et hommage au seigneur de Piquecos un fer de lance à chaque mutation de seigneur ou de vassal.
Référence Histoire du Tarn et Garonne tome III, p122
La chapelle Ste Anne, du côté nord de l'église de Mauvaisin, abrite les sepultures des seigneurs et de leur famille depuis le XV° siècle.
Derniers de cette famille : Marie Françoise Escodéca de Boisse (fille de haut et puissant seigneur Gilbert Bonaventure Escodéca, marquis de Boisse et de Jeanne Durand de Comminges), décédée le 23/5/1822et son mari, François Germain de Roffiac, décédé le 24/08/1792,