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C'est à la
suite du projet de l'assaut du donjon de Luzech, qui a permit de démontrer
toute la difficulté de prendre d'assaut un point fort avec une
troupe peu nombreuse, que l'idée de la reconstitution d'une route
ayant pris par ruse un point fort nous est logiquement venu. En effet,
cette fois nous avons laisser le « pôle combats »
de côté pour approfondir nos connaissances sur la vie quotidienne
d'une route en position de force proche d'une ville importante comme
Fumel.

Le but de cette expérience était de vivre pendant quatre
jours dans ce château en aménageant au maximum les salles
à vivre ; les pièces hautes du donjon pour le capitaine
et ses chevaliers, la cuisine, la salle des gardes
. Respecter
la hiérarchie afférente à ces compagnies qui évoluaient
fin XIVème siècle en Quercy, comprendre et recréer
la garde d'un tel cite, le quotidien des hommes d'armes, de l'intendance,
des seigneurs, en suivant une fois de plus les recherches de Nicolas
Savy et son ouvrage « Les villes du Quercy en Guerre ».
Tout au long de ces quatre jours, nous nous sommes naturellement confrontés
à de multiples difficultés ; la protection en homme du
cite reste en soi une des plus importantes.
En effet, le château
de Bonaguil, de part sa superficie importante, un quart de la cité
de Carcassonne, est un point fort difficile à protéger
avec un nombre d'hommes combattants restreint, en effet, au plus fort
de l'expérience nous n'avions pour effectif qu'une dizaine d'hommes
combattants, un connétable et trois seigneurs. Ne pouvant donc
pas assurer le guet par manque d'effectif, nous nous sommes contenté
de l'arrière guet, c.a.d un binôme effectuant un déplacement
intra ou extra muros, relayé toutes les deux heures environ,
car là aussi s'est posé une question essentielle ; le
décompte des heures réglant les taches quotidienne suivant
le jour et la nuit.

Sortant un peu de « l'expérimentation archéologique
», nous souhaitions recréer des « tableaux vivants
» mettant en scène plusieurs moments de la vie quotidienne,
à la fois des hommes combattants, de l'intendance et de la noblesse.
La plus importante mise en scène a été la rencontre
entre un consul de la ville de Fumel, le capitaine de la compagnie et
deux de ses chevaliers, la reconstitution d'un traité de «
pati », clause de paix passée entre la ville de Fumel et
la compagnie de routiers. Plusieurs autres moments comme la livraison
de vivres au château par un paysan, les femmes à la préparation
du repas, des hommes d'armes s'occupant en jouant aux dés et
les seigneurs aux échecs, le repas des nobles servi dans une
des salles du donjon aménagée pour l'occasion
etc

Le point culminant de ce off fut très certainement samedi soir
à la fin du repas des seigneurs, nous avons annoncé à
Jean de Lamothe qu'il allait être adoubé chevalier le lendemain
matin dans la chapelle du château de Bonaguil, une grande surprise
pour celui-ci qui ne s'y attendait absolument pas et un grand moment
d'émotion pour toute la compagnie. La cérémonie
religieuse s'est déroulé dans le plus grand sérieux
conduit de main de maître par Gaspard de Caillot.

Une autre expérience a été tenté avec succès
; construire un four à pain et refaire cuire, pour la première
fois depuis des siècles, un pain dans la salle du four (encore
en place) du château de Bonaguil.

L'ensemble de ces mises en scènes et expérimentations
ont été filmé, un montage va être réalisé
et nous ne manquerons pas de le présenter ici. Cependant, nous
sommes tout à fait conscient que des erreurs historiques ont
très certainement été commises lors de ces mises
en scènes et sommes ouvert à toutes critiques constructives,
chacun à son niveau au sein de l'association reste en perpétuelles
recherches et remise en cause à tous les degrés de recherche
, c'est, je pense, ce qui fait notre force et nous pousse toujours de
l'avant vers ce genre d'expérience innovante et d'organisation
sans public.
Gausbert de Castahner

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